Immobilier: les habitations québécoises plus accessibles

Le marché de l?habitation québécois a gagné en accessibilité au Québec tandis qu?il est devenu moins accessible dans le reste du pays, selon un rapport de la Banque RBC. Ainsi, un ménage type du Québec devait consacrer 33,5% de son revenu avant impôt aux dépenses liées à un bungalow, une baisse de 0,5 point de pourcentage par rapport à l?an dernier. Pour un condo, cette proportion est de 26,5%, une diminution de 0,4 point pourcentage. Cet indicateur est resté stable à 42,5% pour les maisons à deux étages. La RBC note que les reventes de propriétés affichent un taux « peu dynamique » de 3,7%, soit deux fois moins que la moyenne nationale. « Bien que les reventes au Québec aient rebondi comparativement aux plus bas niveaux en quatre ans atteints plus tôt cette année, elles n'ont pas affiché la même vigueur que celle observée dans d'autres régions du pays au printemps et à l'été, constate Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. Les conditions médiocres sur le marché de l'emploi ainsi que les perspectives économiques incertaines de la province pourraient nuire à la confiance des acheteurs de maison. » Le portrait est un peu moins rose à Montréal : les reventes sont restées 14% sous la moyenne des dix dernières années dans la région. « Il semble que de nombreux acheteurs potentiels de la région hésitent encore à entrer sur le marché. Cela pourrait être lié au fait que le taux de chômage a franchi la barre des 8 % ce printemps : les Montréalais s'inquiètent peut-être pour leur emploi », ajoute M. Wright. Dans le reste du pays, le recul modéré de l?accessibilité inquiète tandis que les ménages sont lourdement endettés et qu?on craint un ralentissement de l?économie. </p> <p> Un ménage type canadien doit consacrer 42,7% de son revenu avant impôt pour l?achat d?un bungalow et 48,4% pour une maison à deux étages. Cette proportion s?établit à 27,9% pour le condo.